Château Romanin

Le Chai Cathédrale

Considéré comme l’un des chais architecturaux de France, l’originalité de celui de Château Romanin consiste en plusieurs caractéristiques essentielles : enterré dans la roche, construit en 1992 par l’architecte Serge Hennemann.

Ce chai tient compte de la ronde des astres, des solstices d’été et d’hiver, du passage du Soleil et de la pleine Lune. Il reprend aussi les critères des ancêtres bâtisseurs du Château tout en y associant les matériaux de notre époque contemporaine : le bois, le béton et l’acier. Concilier savoir traditionnel et technologie dans la création d’une cave-cathédrale souterraine idéale au processus d’élevage d’un grand vin. Un véritable défi… totalement relevé.

C’est une cave astronomique, construite selon la ronde des planètes, le magnétisme terrestre, en résonance avec le lieu.

L’orientation du chai-cathédrale a été choisie en fonction du magnétisme terrestre et en résonance avec l’esprit du lieu. Gothique et impressionnante avec ses arches, ses colonnes sculptées à chapiteaux et autres croisées d’ogives, la cathédrale contribue à magnifier les caractéristiques des futurs grands vins. La disposition des foudres dans l’espace, les formes, les volumes de la cave – utilisation de la coudée royale, l’unité de mesure identifiée sur les ruines du château – s’accordent au choix du mode de production biodynamique du domaine.

La cathédrale ressemble à un observatoire astronomique en lien avec le rythme des saisons, du Soleil et de la Lune. En son sein, des foudres dans lesquelles s’écoulent l’essence même de vins déjà tournés vers la générosité, l’amplitude et la profondeur.

A l’intérieur encore, un escalier s’enroule autour de trois étages et permet de grimper jusqu’au dôme végétalisé, lieu stratégique au sommet de la bâtisse enterrée. La vue à 360° sur les Alpilles, le vignoble, les ruines de Château Romanin datant du XIIIe siècle, le mont Ventoux (le Géant de la Provence) et le bal des planeurs qui tournoient dans le ciel, est sublime.

« Ce chai d’oeuvre », abrite une vinothèque créée par Anne-Marie et Jean- Louis Charmolüe afin de conserver l’histoire et la mémoire des vins ; un espace où vieillissent paisiblement les anciens millésimes, lieu de dégustations, de partage et de convivialité.

Véritable monument d’architecture, ce ”chai d’œuvre” a été construit pour assurer une parfaite harmonie et une cohérence entre la culture des vignes en biodynamie et le travail en cave.

Château Romanin

Vinification, Élevage & Assemblage

Instinctif et connaisseur des terroirs, Jean-Louis Charmolüe, ancien propriétaire
de Château Montrose – fief du cabernet sauvignon -, avait cru au potentiel du
merlot, pour apporter de l’élégance à l’assemblage, et produire ainsi un vin
« monumental ». Pari gagné pour ce Second Grand Cru Classé Saint-Estèphe.

Dans cette continuité, les époux Charmolüe, Théo Buravand, maître de chai et œnologue, ainsi que toute l’équipe du domaine, s’approprient l’objectif de « créer à Château Romanin, un grand vin de Pomerol, sans merlot ». Ils font de cet adage, cher à Monsieur Charmolüe, une réalité visant la qualité optimale.

Pour exalter les microclimats des Alpilles, ils adoptent une vinification parcellaire. Ils veulent ainsi obtenir des assemblages plus pertinents pour des vins plus précis et profonds et des cuvées plus aromatiques.

Les nouveaux chais de vinification, équipés de cuves inox de 15 à 120 hectolitres pour les vins blancs et rosés, ainsi que de cuves tronconiques inversées de 40 à 100 hectolitres pour les rouges, contribuent aussi à cette qualité.

Contrôlées, vinifiées et assemblées, guidées par un savant mélange de Nature et de technique, d’instinct, d’amour et de savoir-faire, les trois couleurs révèlent leur essence.

VENDANGE MANUELLE
Elle est réceptionnée puis soigneusement triée à la main.

VINIFICATION
Pour les blancs et les rosés, la récolte est refroidie en chambre froide pendant 24 h et à 10°C environ pour conserver au maximum les précurseurs d’arômes. On privilégie un pressurage (pneumatique) long, donc doux, en grappes entières, un débourbage à froid pour clarifier encore le jus, une fermentation alcoolique entre 16°et 18°C sans fermentation malolactique.
Vinification dans le nouveau cuvier blanc et rosé, en cuves inox de différentes capacités.

Pour les rouges, après égrappage et foulage, une fermentation alcoolique se réalise entre 24 et 26°C. Dans le nouveau cuvier rouge, macération et cuvaison en cuves inox tronconiques, durent de 20 à 30 jours avec une maîtrise de l’extraction par pigeage.
La fermentation malolactique se réalise en foudre et/ou en cuve inox, selon les types de vins.
Pour les trois couleurs, un système électronique de sondes est placé dans chaque cuve pour réguler et maîtriser la température de fermentation des jus et optimiser leur développement aromatique.

ÉLEVAGE DES BLANCS ET ROSÉS
Il se vit pendant cinq ou six mois sur lies fines avec opérations de batonnage
: action de remuer les lies fines qui se déposent au fond de la cuve afin de les remettre en suspension.

ELEVAGE DES ROUGES
Pour s’éloigner de la standardisation, et affirmer des goûts authentiques, puissants, Château Romanin refuse le diktat du bois. Pour cette raison, le passage en foudres (45 hl) ou barriques en bois est évalué en fonction de plusieurs critères tels que la durée, la taille et l’âge du contenant ; de même en fonction des millésimes et caractéristiques propres à chacun des vins. Si le bois permet d’enrober le fruité et d’arrondir les tanins, le fruit se conserve particulièrement bien dans les cuves en inox.

L’ASSEMBLAGE se réalise en deux étapes :
– une avant Noël pour les blancs et les rosés et
– une deuxième au début du printemps pour les rouges.

Ce temps fort permet d’assembler les sélections parcellaires qui détermineront les vins de Château Romanin, amples, structurés et délicats, influencés par le mode de culture.

Château Romanin

Le caveau

Une barre de lumière aux mille et un replis, au cœur des Alpilles, la dernière montagne avant la mer Méditerranée. Sur le versant nord, entre Saint-Rémy-de-Provence et Eygalières, le hasard de la nature a dessiné un « V » triomphant.

En son cœur, les ruines du Château Romanin.
En son ventre, le caveau.