Château Romanin

Introduction

Un jour de mai 2006, Anne-Marie et Jean-Louis Charmolüe, visiteurs réguliers de la Provence depuis 1955, découvrent le site remarquable de Château Romanin : c’est le coup de foudre. Une rencontre forte se vit entre Jean-Louis Charmolüe, descendant d’une famille qui a su guider la propriété de Château Montrose vers l’excellence (Second Grand Cru Classé Saint-Estèphe, Bordeaux) et le domaine de Château Romanin au passé historique marquant ; clin d’oeil de l’Histoire pour un trait d’union de leurs destinées respectives.

Deux lieux, deux histoires qui se ressemblent et s’assemblent.

Le début de l’année 2018 reste marqué par le décès du visionnaire et grand vigneron que fut Jean-Louis Charmolüe ; un homme qui avait coutume de déclarer : « Les grands domaines ont toujours une histoire. » C’est un fait, car depuis l’époque grecque à l’époque romaine, du Moyen Âge à l’ère contemporaine, les événements, les personnages et la poésie ont parcouru Château Romanin, lieu unique dont les ruines du Château des Templiers se dressent encore au pied des Alpilles.

En 2006, lorsqu’ils acquièrent Château Romanin, habités par une énergie aussi forte que celle qui parcourt le site au potentiel certain, Anne-Marie et Jean-Louis Charmolüe aspirent à relever un double défi : écrire un nouveau pan de l’histoire du domaine et produire des vins d’exception. Le couple s’engage alors sur un chemin mêlant la précision et l’exigence propres à celles des grands domaines, transcendé par l’hédonisme des lieux et le partage d’émotions. Le parfait équilibre se profile ; pour ces vins profonds, généreux et des huiles d’olive aux parfums de Provence.

Désormais Anne-Marie Charmolüe, propriétaire et gérante de Château Romanin, poursuit son engagement sur la voie de l’excellence. Portée par son devoir et son envie, elle s’engage ainsi à écrire une nouvelle histoire en Provence.

Château Romanin

Lieu chargé d’Histoire

350 av J.-C.

Du temps des Grecs, Romanin était un lieu de culte dédié à la déesse Artémis et à l’époque des Gaulois, Romanin était un lieu druidique où l’on célébrait le culte de l’antique déesse mère Ana, devenue sainte Anne. En ces temps-là, les vignobles de Romanin offraient déjà un vin fameux, qui s’exportait sous le nom de « vin de Théopolis. »

Un Romain descendant du Roi mage Balthazar

La légende raconte que le patricien romain, Claudius Pastumus Dardanus, avait reçu le domaine de Romanin par mariage. En tant que dernier préfet des Gaules, il exploita les vignes du domaine dont il distribua le vin dans toutes les grandes cités romaines.
Pour protéger son domaine, il construisit le premier fortin de Romanin.

XIIIe siècle, construction de Château Romanin
En 1203, le Seigneur de Romanin, Raymond de Gantelme, entre dans l’ordre du Temple et partira jusqu’en Terre Sainte d’où il ramènera trois coffres et le voile de Sainte-Anne (mère de la Vierge Marie), conservé à la Cathédrale d’Apt.
Sur une carte, l’étoile de Moustiers à seize branches, chère aux yeux de Frédéric Mistral (écrivain français d’expression occitane 1830-1914), indique diverses directions dont le Château Romanin et le temple de Salomon à Jérusalem.
Rentré de Croisade, Raymond de Gantelme entreprend la construction de Château Romanin en s’appuyant sur les ruines du fortin avec l’oeuvre du Pont, une confrérie de bâtisseurs associée à l’Ordre du Temple.
La construction du château tient compte du passage des solstices d’été et d’hiver, de la Grande Ourse, de la Petite Ourse, des planètes Mars, Vénus, Jupiter, du passage du Soleil et de la pleine Lune.

XIXe siècle – Le Château en ruine
Les propriétaires de l’époque font construire une fabrique de sucre à peu de distance du Château, avec les pierres de celui-ci. En 1851, un violent incendie dévore l’ensemble.

C’est l’un des tout premiers « chais d’architecte » tellement à la mode aujourd’hui.

Château Romanin

Terroir unique - Mistral bénéfique

Inspirant et stupéfiant. Rares sont les lieux capables de capter le regard et d’absorber l’être avec une telle intensité. Entre Saint Rémy-de-Provence et Eygalières, deux kilomètres d’un chemin blanc et sinueux vous invitent à prendre le temps pour rejoindre le domaine de Château Romanin. La nature, brute et majestueuse, vous enveloppe et captive.

Le versant nord des Alpilles impressionne avec son cirque rocheux qui abrite 250 hectares (58 hectares de vignobles, 4 hectares d’oliviers et 2,5 hectares d’amandiers), soignés avec la même attention. C’est ici que la vigne, protégée par la garrigue, les oliviers et les amandiers, s’agrippe aux ruines d’un château de l’ordre des Templiers datant du XIIIe siècle et au riche parcours historique.

La configuration géologique du domaine, combinée à des courants ascensionnels exceptionnels, apportent aux vins rouges, blancs et rosés leur profondeur et spécificités remarquables. Les pierres emmagasinent la chaleur le jour, la restituent la nuit et le mistral contribue à rafraîchir les vignes. Ces phénomènes permettent aux vins d’atteindre des maturités douces, idéales pour un meilleur équilibre entre degré alcoolique et acidité.

Ici encore, les éléments s’unissent dans le respect et l’harmonie. Ils opèrent des phénomènes uniques qui accompagnent parfaitement les vins et les huiles d’olive, fruits de la Terre, du Soleil et de la Lune, et portés par le travail des hommes.

Château Romanin

Vignoble
& Culture en biodynamie

Biodynamie ou l’art d’utiliser les dons et forces vitales de la nature pour en créer des produits d’exception. Un mot pour traduire une histoire de liens entre le cycle de la Nature, des vignes, le climat, le travail des hommes associé aux techniques exigeantes en matière d’agronomie. Un terme pour attester d’un mode de viticulture durable, dans un souci d’équilibre de la plante et au nom de l’expression d’un terroir.

Niché au coeur d’une configuration naturelle unique, Château Romanin utilise les techniques de la biodynamie depuis 1988, date de sa création par Jean-Pierre Peyraud (investisseur) et Jean-André Charial (propriétaire du Relais & Château L’Oustau de Baumanière).

Avec l’agriculture biologique pour prérequis, la biodynamie cherche à réhabiliter et à redynamiser l’échange entre la plante et son environnement. L’objectif de Château Romanin est d’obtenir des baies de raisin de meilleure qualité pour des vins exceptionnels. Intensifier la vie organique et son milieu permet de générer une production qui fait honneur aux terroirs.

Dans cette démarche, bannis sont les désherbants chimiques ! Evidence. Pour soigner, nourrir et préserver les plants, les hommes s’attellent aux préparations-pulvérisations à base de plantes et de minéraux, bouillis bordelaise, soufre, décoction de prêle, ou encore valériane, eau nourricière.

En fonction de son emplacement, de la typicité de son sol (poreux, argilo-calcaire et caillouteux), chaque vigne du domaine affirme sa particularité et ses atouts, en interaction avec les éléments et les astres, travaillée avec minutie et attention constante par les Hommes de Château Romanin. Avant d’aimer le vin, il faut aimer le raisin, apprendre à l’observer et à le goûter pour être capable d’identifier le bon degré de maturité des parcelles et le meilleur moment pour vendanger. Au fil des saisons, ainsi respectées dans leur évolution, dans le respect de cahiers des charges rigoureux, les meilleures grappes donneront des vins amples, aériens, riches d’assemblages, tout en fraîcheur et équilibre.

Certifications Demeter® et Biodyvin®

Les vins de Château Romanin respectent les cahiers des charges rigoureux afin d’être certifiés Demeter pour les vins rouges et Biodyvin pour les trois couleurs. Ces organismes accrédités apportent la garantie que le domaine, remplit toutes les conditions de l’agriculture en biodynamie.

Château Romanin

Viticulture et œnologie exigeantes, savoir-faire au service de l’excellence

L’ère Charmolüe associe savoir-faire traditionnel et équipements performants au service d’une viticulture et oenologie exigeantes. Pour obtenir une vinification précise et innovante, dans une volonté de développement durable, Anne-Marie et Jean-Louis Charmolüe ont investi dans deux cuviers et une réception de vendanges. Celle-ci accueille deux pressoirs pneumatiques pour plus d’anticipation et de réactivité dans le travail pour accéder à la date parfaite de maturité. Une chambre froide a également été construite pour une restitution optimale de la qualité des raisins blancs et rosés dans le but de conserver au maximum les précurseurs d’arômes.

En 2015, les cuves des vins blancs et rosés ont été changées ; en 2016 ce fut au tour de celles accueillant les rouges.

Grâce à ces nouveaux équipements, l’équipe technique du vignoble et de la cave, obtient autonomie, efficacité et adaptabilité face aux microclimats du domaine.

Compétences et savoirs humains, vendanges manuelles, s’associent aux techniques nouvelles pour prévenir les chocs thermiques et conserver l’intégrité des raisins et des jus. Les installations performantes contribuent à soutenir les transformations et évolutions des vins pour permettre à chaque millésime de s’exprimer pleinement, d’obtenir davantage de précision dans le plus grand respect du raisin. Performance au nom de l’excellence.

Château Romanin

Travail des Hommes,
Soin de la vigne

Que seraient les vins sans le travail de la vigne par les hommes ?
Partout dans le monde, un vignoble fait écho à une histoire, un lieu, un environnement naturel et bien sûr à l’investissement des hommes. Telle une rencontre originelle, la Terre se mêle au savoir-faire des hommes qui savent l’écouter ; des hommes capables de travailler la vigne en fonction de sa minéralité, de son exposition et de ses caractéristiques propres. Dès lors, ils engagent les étapes nécessaires à sa transformation, avant la mise en bouteille ultérieure du précieux breuvage.

Au sein de Château Romanin, en plus de son maître de chai – chef de culture, Théo Buravand, six vignerons sont investis dans le suivi des vignes, accompagnés de nombreuses petites mains pour de grandes tâches. Car pour donner du raisin, la vigne doit passer par divers stades de développement, essentiels à la qualité de la future récolte. Ainsi, relevage, taille, ébourgeonnage, vendange en vert et travail du sol se montrent minutieux et constants.

– La taille
Elle mérite une attention toute particulière. Afin de déterminer le développement de la plante, des coupes judicieuses doivent être appliquées, fruit d’une véritable réflexion associée à chaque plant, pour que la plante se nourrisse correctement et que sa sève ne soit pas déviée.

– Les soins
Ils s’organisent en fonction des saisons et de la biodynamie. De mars à novembre, les hommes sont aux côtés de la vigne qu’ils observent en continu. Après la taille d’hiver, ils la soignent. A la lune descendante, c’est le temps de la pulvérisation de bouse de cornes, de la protection des ceps, recouverts de terre avant l’hiver (chaussage), avant le travail de la vigne nécessaire à la préparation du futur cycle végétatif prélude à la future récolte : taille à la main, bois coupés, broyés et répartis sur le sol.

– Au printemps, l’ébourgeonnage permet d’équilibrer les charges de la plante ; le relevage domestique la vigne qui pousse telle une liane, en faisant glisser ses rameaux entre le double fil de fer ; l’effeuillage garantit la qualité sanitaire des futures grappes.

– En été, la vendange en vert si nécessaire, réduit le nombre de grappes sur chaque cep et favorise une meilleure maturation et concentration des raisins ; le tout associé à la maîtrise de la photosynthèse, engage autant de compétences et de gestes renouvelés.

– Fin août, début septembre, les vendanges se font à la main dans des caissettes pour protéger les grappes de chaque cépage travaillé selon sa destination. Chaque jour, l’équipe technique goûte le raisin de chaque parcelle et réalise des analyses afin de déterminer la date optimale de récolte.

Dans les vignes, des hommes et des femmes ; à la tête du domaine, une femme avec la mémoire d’un homme, visionnaire, passionné, connaisseur et toujours en quête de l’excellence.